Il y a des domaines qui arrivent dans une appellation pour répéter une formule.
Et d'autres qui viennent pour écouter.
Landua naît ainsi : comme la manière dont Alma Carraovejas a décidé de s'approcher de Rioja Alavesa : avec respect, patience et l'humilité de celui qui arrive dans un nouveau lieu en sachant que le paysage a plus de réponses que les hommes.
Tout commence dans de petites parcelles de vieux vignobles, dans des municipalités où la viticulture rythme la vie depuis des siècles. Vignes qui cohabitent avec la lumière du nord, des sols calcaires et une altitude qui affine la maturité jusqu'à en faire presque un murmure. Ici, le Tempranillo ne cherche pas à s'imposer : il cherche à raconter. Et il le fait avec une clarté surprenante.
Landua —"terre travaillée" en basque— ne cherche pas à ressembler aux autres riojas ni aux autres vins de la maison. Il cherche à être fidèle au lieu. L'élaboration est précise et respectueuse, avec un élevage mesuré qui accompagne le vin sans s'imposer, laissant la fruit, la fraîcheur et la texture être les protagonistes.
En verre, Landua est subtil et profond à la fois. Il a de la tension, de la longueur et surtout de l'intention et quelque chose de rare : la cohérence. C'est un rouge qui avance pas à pas, qui vous invite à y revenir comme on revient vers un paysage familier pour le voir avec d'autres yeux.
Une opportunité de découvrir le regard d'Alma Carraovejas sur Rioja : moins de discours, plus de paysage